Offre de Stage M2 Recherche : Importance du Microclimat Sous Couvert Forestier dans la Dynamique d’Invasion du Cerisier Tardif

Contexte, problématique et objectifs du stage :

L’introduction, l’installation et la colonisation des plantes exotiques envahissantes au sein des écosystèmes impliquent des enjeux majeurs en termes de santé publique, de biodiversité et de biologie de la conservation. Identifier les déterminants impliqués dans les différentes étapes de la dynamique d’invasion constitue une question importante de la recherche portant sur les invasions biologiques aujourd’hui considérées comme l’une des facettes prédominantes des changements globaux et de leurs impacts sur la biodiversité. En forêt de Compiègne, le cerisier tardif a déjà fait l’objet d’importants travaux de recherche permettant d’identifier certains des déterminants de sa dynamique d’invasion. Néanmoins, l’impact du climat et notamment du microclimat sous-couvert forestier reste encore méconnu. Ce stage a donc pour objectif de quantifier l’importance du microclimat sous-couvert forestier ainsi que son impact éventuel sur la dynamique d’invasion du cerisier tardif en Forêt de Compiègne. Un important réseau de microsondes météo (HOBO Pendant Temp Logger 8K : UA-001-08) a été mis en place au cours de l’automne 2016 sur l’ensemble de la forêt de Compiègne suivant un échantillonnage aléatoire stratifié réalisé à partir de données physiographiques (modelé du terrain) et biophysiques (couvert forestier) issues d’images LiDAR. Dans le cadre de son stage, l’étudiant(e) participera à plusieurs campagnes de terrain pour la récupération des données déjà enregistrées sur le réseau de loggers. L’étudiant(e) aura en charge de traiter et d’analyser les premières données microclimatiques extraites et de les relier à la distribution du cerisier tardif en forêt de Compiègne. Outre les données microclimatiques qui seront disponibles au cours du stage et les données de télédétection (images LiDAR et hyperspectrales) déjà disponibles via des projets antérieurs (cf. DIARS), l’étudiant(e) bénéficiera également de données issues de campagnes d’inventaires sur la présence ou l’absence du cerisier tardif dans les différentes strates (herbacée, arbustive et arborée), ainsi que des données de contexte (cf. sol) permettant de discriminer les différents effets sur la dynamique d’invasion du cerisier tardif. Suivant l’avancement du stage, l’étudiant(e) pourra également réaliser un inventaire floristique complémentaire sur le réseau de placettes permettant ainsi de préciser le contexte local.

Profil recherché :

Le candidat ou la candidate doit avoir une solide formation en écologie et connaître les bases en statistiques. Il s’agit d’un stage axé recherche basé sur la manipulation de données qui nécessitent les compétences d’un ou d’une élève ingénieur(e) ou de master 2 ayant un gout prononcé pour l’analyse de données. Il ou elle devra faire preuve d’initiative, de curiosité, d’autonomie, de rigueur et de créativité. Des compétences en écologie végétale, en botanique, en manipulation de données et en programmation informatique, notamment en langage R, sont des atouts importants pour la candidature. Le stage nécessitant une ou plusieurs campagnes de terrain, il est préférable que l’étudiant(e) soit en possession d’un permis de conduire et d’un véhicule personnel pour assurer ses déplacements sur le terrain.

Localisation, encadrement du stage et contacts :

L’étudiant(e) sera basé(e) dans les locaux de l’unité de recherche Edysan (Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés : FRE 3498) de l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV) et du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), au 1 Rue des Louvels à Amiens. Ce stage sera co-encadré par :

– Jonathan LENOIR (jonathan.lenoir@u-picardie.fr), Enseignant Chercheur ;
– Fabien SPICHER (fabien.spicher@u-picardie.fr), Ingénieur d’Etudes ;
– Emilie GALLET-MORON (emilie.moron@u-picardie.fr), Ingénieure d’Etudes ;
– Tarek HATTAB (hattab.tarek@gmail.com), Post Doctorant.

Atouts du stage :

– au niveau thématique : problématique de recherche sur un sujet enrichissant et d’actualité (cf. microclimat et microrefuges en contexte de changement climatique) ;
– au niveau humain : encadrement par un Enseignant Chercheur, deux Ingénieurs d’Etudes et un Post Doctorant ;
– au niveau scientifique et technique : recherche bibliographique, utilisation de microsondes météo, manipulation de données issues de la télédétection (LiDAR), analyses statistiques, interprétations des résultats, synthèse et rédaction.

Indemnisations :

537 EUR/mois + remboursement des frais de déplacements éventuels.

Durée du stage :

6 mois entre Janvier/Février/Mars et Juin/Juillet/Août 2017. À préciser avec l’étudiant.

Modalités et date limite de candidature :

Les candidatures sont à envoyer, sous forme d’un CV et d’une lettre de motivation, avant le 15 Janvier 2017 à Jonathan LENOIR (jonathan.lenoir@u-picardie.fr), Fabien SPICHER (fabien.spicher@u-picardie.fr), Emilie GALLET-MORON (emilie.moron@u-picardie.fr) et Tarek HATTAB (hattab.tarek@gmail.com).

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Plant Invasion in Mountain Ecosystems

I have just spent several days in the breathtaking mountain landscapes of the Nahuel Huapi National Park (San Carlos de Bariloche, Argentina) together with Ann Milbau, Jonas LembrechtsAnibal Pauchard and Martin Nuñez talking about plant invasion at high altitudes and latitudes. I’m still very much a novice in the field of plant invasions and thus this post might sound pretty naive to those of you who are plant-invasion geeks. Anyway, I think that I’m learning a lot by hanging around Ann, Jonas, Anibal and Martin who all know a great deal on this topic and thus I’m giving it a try. Please, correct me if I’m saying anything stupid here. One thing that I have rapidely understood is that although these cold and harsh environments are among the least invaded ecosystems in the world, nonnative plants are becoming increasingly common in these environments (Pauchard et al., 2009) and will be even more with future climate change, posing a threat to native plant species. Within the Nahuel Huapi National Park, up to 130 invasive plants have been recorded so far. Nahuel Huapi National Park Shortly after landing in San Carlos de Bariloche, I could easily grasp the phenomenon and see by myself how important are plant invasions in mountain ecosystems such as in the Nahuel Huapi National Park and its surroundings. The Lodgepole pine (Pinus contorda), native from the western part of North America, has already rapidly expanded into the dry steppes surrounding Bariloche’s airport at the foothill of the Patagonian Andes. Lodgepole pine invasion into the dry steppes surrounding Bariloche’s airport at the foothill of the Andes As we were heading towards Bariloche, I could not miss the bright yellow colors of the Scotch broom (Cytisus scoparius) along the road. This European fellow is simply everywhere on the roadsides. Scoth broom on the shore of Nahuel Huapi lake From the lakeshore, close to Bariloche, we climbed uphill within the impressive Coihue forest (Nothofagus dombeyi) which understorey was covered by a carpet of dead Caña coihue (Chusquea coleou) after a massive die-off happening some years ago. This native bamboo is flowering on a thirty-year basis, on average, triggering mice population explosions the following years due to large seed supplies. Bamboo native from Latine America As we moved up along the trail, I encountered plenty of our little European plant fellows playing hide and seek in the clearings, among others: Prunus avium, Sorbus aucuparia, Juniperus communis, Rosa rubiginosa, Rubus idaeus and Taraxacum officinale. Prunus invasion As we kept climbing upward it got less crowded with European plants and once we reached the vegetation belt of the Lenga forest (Nothofagus pumilio), only few individuals were standing here and there along the trail (Rosa rubiginosa, Taraxacum officinale and Hieracium pilosella), barely visible. Lenga forest Finally, once we reached the treeline, at the doorstep of the alpine vegetation belt when Lenga trees rapidly decreases in size (see the two pictures below with Martin for the scale), then I did not see any of our European fellows anymore but maybe these little guys were just hiding very well and I was just too tired after the hike. Lenga tree before the treeline Treeline Or, most likely, I was just too much distracted by the most beautiful native alpine plant of the area (Ranunculus semiverticillatus) to see any nonnative plant… ranunculus semiverticillatus Thank Ann, Jonas, Anibal and Martin for the great discussions and for letting me discover a wonderful country (@Martin: you look great on the two pictures, very professional). For more information on plant invasions into mountain areas in general, have a look at the website of the outstanding mountain invasion research network (MIREN). Last but not least, I highly recommend to visit Jona’s blog which is just amazing and full of beautiful pictures, enjoy.